Avoir un Shetland chez soi : Elevage

Sauf exception, novembre sera le mois du sevrage de votre poulain.
Quelques règles élémentaires doivent être rappelées afin que cette opération délicate se déroule dans les meilleures conditions pour nos jeunes poneys, pour leurs mères, et aussi … pour l'éleveur.
Les propriétaires d'une ou deux juments, s'ils disposent d'un peu de temps, peuvent opter pour un sevrage progressif, en boxes.
Sur une période de 3 à 4 jours, le poulain est séparé de sa mère mais autorisé à la retrouver toutes les 10 à 12 heures pour une tétée.
On complémentera correctement le poulain avec un aliment appétent, en veillant à rationner la jument en eau et en nourriture.
Dans les effectifs plus importants, et afin de limiter le travail et les manipulations, on peut procéder de manière plus radicale.
Les poulains sont séparés une fois pour toute, gardés en écurie (en boxes ou à l'attache selon les possibilités).
Il est alors conseillé d'installer les juments dans un pré le plus éloigné possible afin que les hennissements mutuels ne soient pas perçus.
Il faut impérativement choisir une pâture pauvre qui favorisera la coupure de la lactation.
Le choix de cette méthode oblige à de fréquents contrôles du pis des juments – au moins pendant 8 jours – afin de prévenir d'éventuelles mammites.
Quelle que soit la méthode choisie, il est naturellement exclu de remettre ensemble trop tôt mères et poulains, une fois le sevrage terminé.
La période du sevrage sera mise à profit pour traiter et vermifuger les poulains, les vacciner, et surtout les manipuler. Séparé de sa mère, le poulain va "s'accrocher" à vous, et psychologiquement vous pouvez mettre à profit ce phénomène pour commencer (si ce n'est déjà fait) une éducation digne de ce nom. |
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L’alimentation du poney Shetland en période hivernale
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En hiver, l’herbe se raréfie et perd ses qualités nutritives. Elle devient moins appétissante. A titre d’exemple, un poney de 200 kg qui broute 16 à 20 kilos d’herbe au printemps, n’en broutera plus que 8 à 10 kilos en hiver.
Malgré la rusticité de notre race, il est important de veiller à sa ration alimentaire. Un bon équilibre va permettre au poulain de se développer harmonieusement, à la jument gestante d’apporter à son fœtus les besoins nécessaires.
Une bonne alimentation permet à l’éleveur d'assurer la pérennité de son élevage et à l’utilisateur d’augmenter les performances du poney. A titre d’exemple, grâce à une bonne alimentation on peut favoriser le cycle ovarien de la jument et ainsi garantir un poulain par an et ce jusqu’à un âge avancé.
PRATIQUE DU RATIONNEMENT
La ration alimentaire des équidés se mesure en U.F.C (Unité Fourragère Cheval). Les résultats des mesures faites sur divers aliments sont contenus dans des tables d’analyses.
Aliments |
U.F.C/ Kg |
Aliments |
U.F.C/ Kg |
Avoine |
0.85 |
Paille d’avoine |
0.25 |
Orge |
1.00 |
Foin de pré ordinaire |
0.45 |
Mais |
1.10 |
Foin de luzerne |
0.40 |
Blé |
1.05 |
Herbe |
0.15 |
Son de Blé |
0.70 |
Lait de jument |
0.18 |
Carottes |
0.12 |
Sucre |
1.20 |
Paille de Blé |
0.17 |
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De combien d'énergie a besoin un poney ?
Pour quantifier l'apport énergétique il faut tenir compte du poids de l’animal mais aussi de son activité.
La ration d’entretien couvre :
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l'énergie nécessaire pour le maintien des fonctions vitales,
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l'énergie nécessaire à l’occasion des divers actes alimentaires (ingestion, digestion, absorption).
Elle couvre aussi les dépenses musculaires de base de l’animal qui se déplace dans son pré, ainsi que les dépenses thermiques par temps froid.
La ration de production couvre :
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la gestation ou la lactation de la jument,
- le travail de monte des étalons,
-
le travail sous toutes ses formes (selle, compétition, attelage…)
Pour déterminer quantitativement les rations, on dispose de différentes tables en fonction de l’activité de l’animal.
TABLE DES BESOINS D’ENTRETIEN
Poids du poney adulte |
Besoins journaliers en U.F.C |
100 |
1.6 |
200 |
2.3 |
300 |
3.0 |
Pour le calcul des besoins supplémentaires dûs au travail, compter environ 0.2 UFC en plus dans la ration.
Ces deux tableaux vont donc vous permettre de calculer de manière exacte le rationnement de vos poneys. Prenons un exemple :
Besoin alimentaire d’un poney de 190 kilos restant au pré l’hiver et ne travaillant pas. On détermine dans un premier temps ses besoins :
1.6 X 190 : 100 = 3.04
Les besoins alimentaires de ce poney sont de 3.04 U.F.C par jour.
Grâce au tableau, nous pouvons constituer la ration alimentaire de celui-ci à l’aide des apports alimentaires. On peut donc choisir le type de ration :
2 kilos de foin : 0.45 X 2 = 0.90 U.F.C
2 kilos de Paille : 0.17 X 2 = 0.34 U.F.C
1 Kilo d’orge : 1 X 1 = 1 U.F.C
Soit un total de 2,24 U.F.C. Les 0,8 U.F.C. restantes sont comblées par l’herbe qui sera pâturée (herbe peu nutritive et moins riche).
Mais on se rappelera toujours le vieux dicton : « c’est l’œil du maître qui engraisse le cheval ».
La ration doit être ajustée à la personnalité de chaque animal. Nourrir correctement son poney est donc chose délicate.
Par exemple, il ne faut pas sous-estimer le danger d'une sur-alimentation en fin d'hiver, qui peut parfois donner des poulains trop lourds et des poulinages difficiles.
De même, une bonne maîtrise de l'herbe au printemps permettra d'éviter la fourbure, véritable "bête noire" des éleveurs !
FIVAL : des précisions utiles
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Beaucoup d'entre nous ont reçu un appel de cotisation en provenance de la FIVAL, nouvel organisme interprofessionnel du cheval.
Nous sommes allés aux informations, et pouvons vous apporter aujourd'hui les précisions suivantes, qui nous ont été communiquées directement par la FIVAL :
La taxe de 8 € par vente ou par saillie vendue, appelée aussi Contribution Volontaire Etendue (CVE) n'est pas dûe par les éleveurs amateurs que sont la majorité des éleveurs de Shetland.
Seuls les professionnels répertoriés comme tels sont redevables de ces contributions.
Nous vous conseillons de retourner à la FIVAL l'appel de cotisation que vous avez reçu, en y joignant une simple lettre déclarant sur l'honneur que vous n'êtes pas un professionnel.
Ceci devrait faire cesser les relances ou les éventuelles poursuites.
Nous ne sommes pas opposés à la mise en place d'une interprofession, si les retombées bénéficient aussi aux plus petits …
Mais, nous nous interrogeons tout de même sur quelques points :
- Pourquoi le GEPS n'a-t-il pas participé aux réunions de concertation ? Les associations de race ont toutes été consultées sur ce projet…
- Pourquoi ce tarif unique avec les chevaux ? (sachant que les ânes et les chevaux lourds sont exonérés…) Un poney vendu 1.000 € par rapport à un cheval vendu 10.000 €, est taxé de la même façon !
Approbation d'étalons en Suisse : mode d'emploi
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Au moins pour les éleveurs situés en moitié EST de la France, faire approuver un candidat-étalon en Suisse peut présenter un certain intérêt.
Les épreuves nommées " Hengstkörung " ont lieu à la mi-février, à BERNE.
Elles sont organisées par la Fédération Suisse des Poneys et Petits Chevaux (FSPC), selon les règles fixées par chaque stud-book de race.
Il est recommandé d'adhérer à la section Shetland de la FSPC. Renseignements auprès de la Présidente de la section Shetland :
Vreni Müller, Solothurnstrasse 9, CH – 4702 Oensingen
Tél: 0041 62396 1071
Il faut ensuite demander l'inscription du candidat au stud-book Suisse (il pourra bien entendu rester inscrit en France). Informations auprès de la secrétaire du stud-book :
Monika Boss, Oensingerstrasse 2, CH – 4703 Kestenholz
Tél: 0041 62393 2389
Prévoir environ 200 € pour l'inscription au stud-book et l'engagement au concours.
Les formalités douanières ne sont pas aussi compliquées qu'il n'y parait au premier abord. Il est nécessaire de faire établir un "carnet ATA" par la Chambre de Commerce dont vous dépendez (coût : environ 50 €).
C'est tout !
Le grand jour arrivé, soyez ponctuels (les Suisses ont horreur des retards). Les épreuves se déroulent dans une parfaite organisation, avec beaucoup de convivialité. Rigueur et compétence sont de mise.
De retour en France, votre étalon approuvé peut obtenir son 1er carnet de saillie. Dans les 12 mois qui suivent, il faudra cependant le présenter à un juge de race Français lors d'un concours Modèle et allures, pour un simple examen sans conséquences sur le statut de l'étalon.
De nombreux Suisses parlent couramment le français, et nous pouvons vous garantir un accueil fort sympathique et chaleureux.